Un Votre dernier roman a pour thème la résistance. Avez-vous voulu faire passer un message, réveiller les consciences, ou simplement raconter une histoire comme une autre ?


  • Je ne me considère pas comme quelqu'un de suffisamment important pour faire
  • passer des messages. Au travers de ce roman j'ai voulu raconter une
  • histoire, mettre dans la lumière du récit des personnages qui portent en eux
  • des valeurs que j'admire et qui me sont chères. La liberté de chaque lecteur
  • est de s'approprier ou pas, telle ou telle phrase d'un des personnages.
  • Quant à moi, j'aime mieux rester dans l'humilité de l'univers de la question
  • partagée.



Deux Avant la sortie des « Enfants de la liberté », qui traite d’un thème plus grave que vos autres romans, aviez-vous peur de la réaction de vos lecteurs ? Ces réactions sont-elles positives ?


  • Bien sur que j'ai le trac. Je sais que des lecteurs me font confiance et je
  • travaille beaucoup pour mériter cette confiance. Je suis très ému des
  • réactions et commentaires que les lecteurs m'adressent.



Trois Quand écrivez-vous ? Avez-vous un « rituel d’écriture », des horaires ?




  • Plutôt de l'automne au début du printemps, encore plus en hiver, plutôt le
  • soir et surtout la nuit, mais je n'ai aucun rituel.



Quatre Que représente l’écriture pour vous ?




  • Une formidable liberté, un grand bonheur, une légèreté.



Cinq Vous disiez récemment : « Je suis un artisan ». Qu’est-ce que cela signifie pour vous ?



  • Le respect de l'outil qui vous domine, le bonheur de le retrouver dans
  • l'atelier, l'envie de faire son travail sérieusement sans jamais se prendre
  • au sérieux soi-même. L'envie d'apprendre à chaque fois, la conscience que
  • mon travail est bourré d'erreurs mais que de livre en livre j'apprends. Et
  • puis une façon aussi de ne pas s'attribuer de titre, c'est aux gens qui me
  • lisent de décider si je suis un écrivain, pas à moi de m'attribuer un titre.



Six Etes-vous sensible à la critique littéraire ? Que pensez-vous du traitement qu’elle vous réserve généralement ?



  • Je respecte la critique, bonne ou mauvaise, quand elle est élégante, quand
  • elle se limite à critiquer le travail. Certaines critiques sont haineuses,
  • et me donnent beaucoup plus d'importance que je ne m'en accorderai jamais,
  • celles-ci me font sourire.



Sept Qu’éprouvez-vous avant la sortie d’un roman ? Crainte, réjouissance ? Et après ?



  • Trac, crainte, flaque, baby blues, joie, timidité, et après, le bonheur de
  • repartir dans l'atelier pour en écrire un autre.



Huit A quoi attribuez-vous votre succès ?




  • A la chance, et je m'efforce de la mériter. Pour tout vous dire, je ne perds
  • aucune seconde à me regarder moi-même. Je sais que j'ai une chance inouïe,
  • je sais que si mes livres sont depuis sept ans numéro des un des ventes,
  • cela ne veut pas dire qu'ils sont les meilleurs. Le fait de le savoir ne
  • m'empêche pas pour autant de profiter de cet immense bonheur car c'en est un
  • et cela me pousse chaque année à travailler plus encore pour mériter un peu
  • de cette chance qui m'est offerte. Je vais le plus souvent possible dans des
  • librairies à la rencontre des lecteurs, car je sais aussi que cette chance,
  • je la dois uniquement aux libraires et aux lecteurs.



Neuf Entre votre premier roman « Et si c’était vrai ? » et « Les enfants de la liberté », sentez-vous une évolution ? Ecrivez-vous différemment ?



  • En sept romans, j'espère que vous vous la sentez, et en même temps pour être
  • sincère, j'écris sans me poser de questions, sans vouloir me donner un
  • genre. J'apprends en utilisant mon outil.



Dix Quel(s) conseil(s) donneriez-vous à nos lecteurs rêvant de devenir écrivain ?



  • De ne pas penser à être publié en se mettant à l'ouvrage mais d'abord et
  • avant tout à prendre du plaisir à écrire, à y trouver cette liberté magique
  • que ni le paraître, ni la reconnaissance ne doit aliéner.



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