Premier romanEn tout cas, tout indique qu’ils nous préparent une rentrée littéraire « weight watchers ». Il faut dire qu’ils avaient un peu abusé en 2006. Cette année-là, 683 romans étaient sortis des imprimeries, dont 97 premiers romans. Cette année, on se serrera la ceinture : tant Stock que Grasset ont décidé de se limiter à 6 romans français seulement. Et les autres éditeurs vont manifestement suivre la tendance. Mais pour les jeunes auteurs, c’est une tuile : « Cette année, il y a fort à parier que le niveau de premiers romans sera beaucoup plus faible », écrit le Figaro Littéraire. Sans doute une cinquantaine, tout au plus. La fin d’un genre ? Non, répond une éditrice de chez Fayard. « Je n’en ai tout simplement pas trouvé de publiable à la rentrée ».

Une assistante sociale pour les écrivains

Pas facile...Voilà qui devrait donner du travail à Bénédicte Malaurent. C’est une assistante sociale pour écrivains, dénichée par le Figaro Littéraire. Car contrairement à une idée reçue, « seuls quarante écrivains français vivent de leur plume et il y a moins de 1.700 plumitifs qui déclarent plus de 7.300 euros de revenus par an ». Les plus démunis vont donc demander de l’aide à notre assistante sociale, qui range leurs ouvrages dans sa bibliothèque. Le Figaro y a jeté un œil. « Des noms qui parlent, des plumes largement saluées par la critique, certaines ayant même décroché de prestigieux prix littéraires ». Bref, si vous publiez, ne lâchez pas votre boulot trop vite…

Voyage au pays de Milena Agus

Milena AgusJe vous disais récemment tout mon enthousiasme pour l’auteur sarde Milena Agus, auteur de « Mal de pierres » (lire aussi la critique). Télérama l’a rencontrée. « Milena Agus ne comprend pas bien ce qui lui arrive, ni pourquoi nous nous sommes "dérangés" pour elle. En octobre dernier, son éditeur italien publie "Mal di pietre". Et puis rien, ou pas grand-chose, selon elle 1 000 exemplaires vendus. Ce même livre, en version française, paraît aux éditions Liana Levi, et c’est le coup de tonnerre. La presse unanime loue cet étrange roman, de fureur, folie et sexe. A ce jour, 50 000 exemplaires ont été vendus. » L’auteur, 50 ans, reste sur la lune. « J’ai caché certains passages chauds car je ne voulais pas que ma mère les lise. Mais elle les a lus. Elle était fâchée, ne comprenait pas que je sois devenue si vulgaire, elle qui m’avait pourtant si bien éduquée ! » Et Milena Agus conclut par cette petite phrase : « Pour rien au monde, je ne voudrais échanger mon imaginaire contre le réel. La réalité endommage les rêves ».

« La peste » de Camus, ce raté de la littérature

La peste de CamusMais quelle mouche a piqué le cinéaste Eric Rohmer, auteur notamment des contes de printemps, été, automne et hiver ? Dans le Monde des livres, il se permet quelques commentaires sur ses illustres confrères. « Albert Camus a tout de même écrit le roman le plus raté de la littérature française, qui s’appelle "La Peste" ». Sur son blog, l’écrivain Pierre Assouline remet Rohmer à sa place : « Que "La Peste" ne soit pas le meilleur roman de Camus, beaucoup en conviennent ; mais le présenter comme le roman le plus raté de la littérature française est d’une bêtise crasse. » On se calme, les gars !

Nothomb et Gavalda pastichées

Le Gay Vinci CodeUn peu de dérision, pour terminer. Pascal Fioretto, qui a déjà commis le « Gay Vinci Code », s’est amusé à égratigner les grands auteurs d’aujourd’hui, dans « Et si c'était niais? La rentrée littéraire assassinée », un roman à paraître en septembre, nous apprend Lire.fr. Parmi les chapitres: « Quelqu'un m'attend, c'est tout », d'Anna Galvauda, ou encore « Hygiène du tube et tout le tremblement », de Mélanie Notlong, et « Des fourmis dans les anges du possible », de Bernard Werbeux.

Allez, ne vous prenez pas trop au sérieux, et à dimanche prochain pour une nouvelle revue de presse littéraire.