Le Blog des Livres

Des critiques littéraires et des avis sur les romans

| Accueil | Menu | Contact |

mercredi 12 septembre 2007

Flash info - L'académie Goncourt dévoile sa sélection pour le prix 2007

And the winner is (enfin will be)... Et le gagnant du Goncourt, qui sera décerné le 5 novembre sera...

Lire la critique | 8 avis

samedi 16 juin 2007

L'académie Goncourt sélectionne 14 romans pour les vacances d'été

Il y aura l’Ambre solaire, protection 20. Les Ray Ban. La pharmacie de voyage. Les chocos BN pour la route. Mais dans la valise, il y aura aussi 14 romans. Les voici.

Lire la critique | 7 avis

samedi 31 mars 2007

Le poche s'en met plein les poches

Livre de pocheEst-parce que les livres grand format coûtent horriblement cher (surtout pour les livrophages commes vous et moi) ? Toujours est-il que ce petit format pratique et pas cher réalise désormais les meilleures ventes, dans un marché du livre globalement en légère baisse, nous apprend l'Agence France presse.

Vous ne me croyez pas ? Quelques chiffres : ce bon vieux "Da Vinci Code" s'est vendu à 2 millions d'exemplaires en moins d'un an. "Et si c'était vrai" de Marc Levy a atteint le même firmament.

Et la croissance est continue. L'an dernier, en France, les libraires, grandes surfaces et autres sites internet ont vendu 120 millions d'exemplaires, ce qui représente le tiers des quelque 350 millions d'exemplaires publiés chaque année en France, tous formats confondus. Et sur les 50 titres du classement des meilleures ventes 2006 établi par le magazine Livres Hebdo, 27 étaient des poches, contre 19 l'année précédente.

Il ne faut pas aller chercher très loin pour comprendre cet engouement : un livre de poche coûte, en moyenne, 5,50 euros. Pour un livre au format classique, il faut compter, paraît-il, 13 euros en moyenne (ce dont je me permets de douter pour les romans, qui tutoyent très souvent les 20 euros...). Les romans, justement, sont les plus prisés des livres de poche : trois romans sur quatre sont vendus dans ce format. Les éditeurs en raffolent : cela prolonge leur durée de vie (enfin, de vente). Mais les essais et documents, plus éphémères, s'y adaptent en revanche plus difficilement.

Le public cible, comme on dit, des livres de poche sont les lecteurs compulsifs. Cela ne vous étonnera pas non plus. Ceci dit, les éditeurs essayent aujourd'hui de se mettre un plus large public dans la poche, en soignant les couvertures, comme ce fut récemment le cas avec "Ensemble c'est tout", d'Anna Gavalda.

Pour terminer, le Top 10 des livres de poche, selon Livres Hebdo.

  • 1. Ensemble c'est tout, d'Anna Gavalda
  • 2. Les charmes discrets de la vie conjugale, de Douglas Kennedy
  • 3. Le touche étoile, de Benoîte Groult
  • 4. Rien ne vaut la douceur du foyer, de Mary Higgins Clark
  • 5. Le sang du temps, de Maxime Chattam
  • 6. Anges et démons, de Dan Brown
  • 7. Ne le dis à personne..., de Harlan Coben
  • 8. Je vais bien, ne t'en fais pas..., de Olivier Adam
  • 9. Le possibilité d'une île, de Michel Houellebecq
  • 10. Tokyo, de Mo Hayder


lundi 12 mars 2007

L'auteur des « Bienveillantes » obtient la nationalité française

Jonathan LittellVous peinez depuis longs mois à obtenir la nationalité française ? Ne vous en faites plus. Car il y a un truc : il vous suffit de publier un best seller… La preuve, par Jonathan Littell. A deux reprises, en février puis en mai 2006, l’auteur des « Bienveillantes » s’était vu refuser la nationalité française, a annoncé Le Figaro. Motif : il ne vivait pas plus de 6 mois par an en France, et n’avait pas sa principale source de revenus dans l’Hexagone.

Mais ça, c’était avant la publication des « Bienveillantes », prix Goncourt et phénomène de librairie avec plus de 500.000 exemplaires vendus. Etrange hasard, après la sortie et le succès du roman, la situation s'est débloquée toute seule. Il faut dire que Littell ne s’était pas privé de dire dans Le Monde des Livres la manière dont il s’était vu refuser le sésame.

Alors comme dans les contes de fées (rappel : les Bienveillantes n’en est pas un du tout…), les autorités ont retrouvé, bon sang mais c’est bien sûr !, un article de loi qui permet d’octroyer la nationalité à « tout étranger francophone qui en fait la demande et qui contribue par son action émérite au rayonnement de la France ».

Et voilà. Jonathan Littell est Français depuis jeudi dernier. Si vous voulez le devenir aussi, à vos plumes !

lundi 5 mars 2007

Henry Troyat, l’écrivain préféré des Français est mort

Henry TroyatHenry Troyat, auteur préféré des Français d’après les sondages, est décédé dimanche à l’âge de 95 ans. « Il était né conteur d’histoires vraies ou inventées. Il ne respirait que pour cela. Une journée sans écrire lui donnait un sentiment de péché », écrit Maurice Druon, dans le très bel hommage qu’il lui rend dans Le Figaro. « Henry était l’un des cadeaux que la Russie fit à la France. Il avait 9 ans, le petit Léon Tarassov que ses parents, grands négociants moscovites chassés par la révolution bolchévique, emmenèrent par le chemin habituel de l’émigration : Caucase, Crimée, Constantinople, Venise, Paris. »

Henry Troyat a écrit sans faiblir de 1935 à 2006. Il s’est notamment distingué pour avoir engendré « L’araigne », qui lui valut le Goncourt à l’âge de 27 ans. En 71 ans, il a publié plus de 100 ouvrages, répartis en romans, nouvelles, biographies, essais historiques et théâtre. Dans les romans, on lui doit « Le Vivier », « Grandeur nature », « Le mort saisit le vif », mais surtout « Tant que la guerre durera », « Les semailles et les moissons », « La lumière des justes », « Les Eygletières » et « Les héritiers de l’avenir ». Après 1940, il s’est attelé à raconter les vies de Dostoïevski, Pouchkine, Tolstoï, Gogol et Tchekov.

« Mais la critique boudait Troyat, rappelle Le Monde. Trop "grand public". Il souffrait de ces griefs : "J'ai beau être encouragé par ceux qui me louent, c'est à ceux qui m'accablent que je donne raison." »

Quittons Henry Troyat sur cette citation, modèle d’humilité, puisée dans le Figaro : « Le succès ne signifie rien. Je sais de quoi je parle : au matin de ma vie, j’ai vu mes parents tout perdre sur un revers de destin, j’ai retenu la leçon. Je suis un homme d’ombre et de travail. »

lundi 12 février 2007

Harry Potter déjà en tête des ventes !

C'est un peu le snobisme des écrivains à succès : ils ont ce privilège absolu qui consiste à voir leur ouvrage en tête des classements avant même leur sortie.

Harry PotterPour J-K Rowling, la bienheureuse génitrice de Harry Potter, ce délai de réjouissance commence même six mois avant la sortie du dernier ouvrage de sa série (dernier au propre comme au figuré). Le livre, qui s'appellera Harry Potter and the Deadly Hallows sort le 21 juillet prochain, et il est déjà en tête des ventes dans les pays anglo-saxons, nous apprend le Figaro.

Mais comment le septième tome peut-il déjà cartonner alors que personne ne l'a lu, sauf J-K Rowling (enfin je l'espère) ? C'est l'effet magique des "précommandes" sur internet. Le site Amazon.com permet déjà d'acheter l'ouvrage, qui sera livré à sa sortie.

La date de publication de la traduction française reste, en revanche inconnue, ajoute Lire. C'est le traducteur Jean-François Ménard qui traduira l'ouvrage. Si l’on se réfère aux précédents tomes, Harry Potter et les sanctuaires de la mort devrait paraître entre octobre et décembre 2007.

lundi 5 février 2007

L'immeuble Yacoubian n'était qu'un amuse bouche...

Il est écrivain. Et dentiste. Et apparemment, ce qu’il écrit a l’effet de l’ablation d’une dent cariée aux islamistes de son pays. Alaa Al Aswani, l’auteur de l’immeuble Yacoubian est déjà de retour. Il vient de publier Chicago, en Egypte. On connaissait le culot qu’il a eu dans l’immeuble Yacoubian d’évoquer sans anesthésie l’homosexualité ou l’adultère au Caire. Pour le dentiste, ce n'était qu'un amuse-bouche... Dans Chicago, il va nous parler, ni plus ni moins, des rapports entre juifs et Arabes aux Etats-Unis.

Alaa al Aswani Al Aswani sait de quoi il parle. C’est en Amérique qu’il a appris le maniement de la fraiseuse. « Des juifs, j’en ai côtoyé à l’école. Il nous sont proches me disait mon père », raconte-t-il à l’agence France Presse.

Al Aswani n’a peur de personne. Il décrit l’Amérique comme « raciste ». Mais ses personnages égyptiens ne sont pas plus angéliques que ceux de l’Immeuble Yacubian. « J'aime mes personnages, pas les stéréotypes, dit Al Aswani. Mes personnages m'échappent, et dans tous j'éprouve des contradictions, les êtres humains sont les mêmes des deux côtés », dit-il.

Avec une telle prose et pareils commentaires, Al Aswani s’est fait de nombreux et vindicatifs ennemis : les islamistes. Et 13.000 amis, aussi. Car tel est le chiffre de vente de son ouvrage. Quand on sait que, dans ce pays de 72 millions d’habitants, le best seller se décroche à 2.500 ouvrages, on mesure le raz-de-marée.

Lisez ici la critique de l'immeuble Yacoubian.

samedi 27 janvier 2007

Les meilleures ventes de 2006

Les éditeurs ont un peu la gueule de bois, en ce début 2007. Les ventes de 2006 n'ont pas vraiment rencontré leurs espérances. On peut s'en étonner : il n'y a jamais eu de rentrée littéraire aussi prolifique que celle de septembre 2006. C'est vrai, mais il manquait quelque chose : des locomotives.

Da Vinci CodeLes locomotives, dans le langage des éditeurs, ce sont ces ouvrages qui séduisent des hordes de lecteurs. En 2005, trois livres avaient dépassé le million d'exemplaires : Harry Potter, Astérix et le Da Vinci code en livre de poche.

Mais en 2006, aucun livre n'a passé le cap des 600.000 exemplaires vendus. Pour Livre Hebdo, ceci laisse apparaître au grand jour l’érosion des ventes de livres. « Elle touche tous les secteurs, écrit le magazine spécialisé, sauf les livres de poche et les essais, qui progressent un peu. »

Et en 2006, the winner is... Titeuf, devant Da Vinci Code, encore lui. Les Bienveillantes, sur la troisième marche du podium est la révélation de l’année.

Livres HebdoLe magazine conclut en calculant que les cinquante titres qui se sont les mieux vendus en 2006, toutes catégories confondues, totalisent un volume de 10.526.900 exemplaires, soit 20 % de moins qu’en 2005. « Et le niveau du palmarès 2006 est même en-dessous de celui de 2004. »

Ce n’est donc pas une bonne nouvelle pour les éditeurs. Personnellement, je vois tout de même un point positif dans cette année noire des best-sellers : on trouve dans le haut du classement des livres comme Lignes de faille de Nancy Houston, qui n'auraient peut-être pas eu ces honneurs si ils avaient été écrasés par des superproductions...

Voici le top 10 des romans

  1. 1. Les Bienveillantes, Jonathan Littel (395 000 exemplaires)
  2. 2. Deception point, Dan Brown (352 100)
  3. 3. Mes amis, mes amours, Marc Levy (296 200)
  4. 4. Dans les bois éternels, Fred Vargas (250 300)
  5. 5. La touche étoile, Benoîte Groult (170 200)
  6. 6. Deux petites filles en bleu, Mary Higgins Clark (155 300)
  7. 7. Le papillon des étoiles, Bernard Werber (132 200)
  8. 8. Odette Toulemonde et autres histoires, Eric-Emmanuel Schmitt (114 600)
  9. 9. Lignes de faille, Nancy Huston (112 000)
  10. 10. Vous plaisantez, monsieur Tanner ?, Jean-Paul Dubois (109 300)

Un classement plus complet des romans est consultable ici. Le classement, toutes catégories confondues (romans, essais, BD) est ici.