Ethan a 23 ans, un travail sur les chantiers, une fiancée et des copains. Sa vie est toute tracée. C’est un jeune homme intelligent, mais égoïste et terriblement ambitieux.

Une obsession le dévore : échapper à « l’humiliation d’être pauvre ». Sa vie, ses amis, il les méprise. Il pense pouvoir devenir célèbre, mais, pour y arriver, il ne voit qu'un chemin : tout quitter, « maintenant ou jamais ». Alors il disparaît. Marisa, sa fiancée et Jimmy son meilleur ami n’entendront plus parler de lui pendant 15 ans…

Cinq ans plus tard, c’est l’amour de sa vie, Céline, qu’il abandonnera sans ménagement. Les faits lui donnent raison : l’ascension sociale est au rendez-vous. Il devient le psychothérapeute le plus en vue de New York. Il passe ses journées à vendre ses recettes du bonheur selon des principes qu’il ne s'est jamais appliqué à lui-même.

Nous sommes le 31 octobre 2007, Ethan a 38 ans. La journée la plus étrange de sa vie commence…

A cet instant, rien n’a encore débuté de cet étrange voyage qui va le mener au cœur du mystère et de la souffrance. Un pèlerinage secret et solitaire qui va à la fois le broyer et le faire renaître, mais aussi le confronter à ses plus grandes peurs, ses regrets les plus profonds, ses espérances les plus folles. »

Ce 31 octobre, Ethan se réveille en partie amnésique. Il revoit Céline, son amour abandonné, mais elle se marie… avec un autre. Il provoque aussi le suicide de Jessie, une ado désespérée.

Et à minuit, Ethan meurt, assassiné. Trois balles de révolver.

Pourquoi ? Qui est son assassin ?

Cette journée, il va la revivre à deux reprises. Et essayer de changer le cours du destin. Séduire à nouveau Céline. Empêcher la mort de Jessie. Savoir qui en veut à sa vie. Et si possible, échapper aux balles mortelles.

En toile de fond, un questionnement sur l’existence du destin ou la possibilité de racheter dans une autre vie les fautes commises précédemment.

Le destin, ça n’existe pas. Le destin, c’est l’excuse de ceux qui ne veulent pas être responsables de leur vie. La vérité, c’est qu’on ne récolte que ce qu’on a semé. »

Le récit de Musso est vivant, la forme originale : polices d’écriture très diversifiées (représentations de lettres, de cartes à jouer, de faire-part) Cela donne une impression de fraîcheur et nous surprend à chaque page, surtout dans la première moitié du roman. L’humour est constant. Le mystère et les rebondissements, présents jusqu’au bout.

Grosse frayeur quand même à la fin : j’ai senti venir comme un « happy-end-à-l’eau-de-rose-façon-Barbara-Cartland » Fausse alerte : le dénouement est admirable. Courez l’acheter les filles… Les filles ? Ah oui, j’oubliais. C’est du sentimental. Admirablement ficelé mais du sentimental quand même. Et vous messieurs, vous aimez ?


Je reviens te chercher



Je reviens te chercher, Guillaume Musso, éditions XO, 19,9 euros. Vous pouvez le commander sur Amazon.