Drapeaux C’est en tout cas ce qu’affirme l’hebdo américain Time. « Cet automne, 727 romans sont sortis en France, et pourtant, seule une poignée trouvera un éditeur en dehors de l’Hexagone. Chaque année une dizaine de romans français sortent aux Etats-Unis, alors que 30 % des fictions vendues en France sont traduites de l’anglais. Les précédentes générations d’écrivains - Molière, Hugo, Sartre, Balzac Flaubert - avaient pourtant une large audience à l’étranger. » Pour le magazine, « la France souffre du mouvement introspectif des années 50, appelé "Nouveau roman". L’abstraction et la théorie sont très prisées en France. En Amérique, l’écrivain veut travailler dur pour avoir du succès. En France, il pense qu’il doit être un intellectuel. » Enfin, dit Time, en France, on se méfie du succès. Les Américains pensent que si un artiste a du succès, c’est qu’il doit être bon. En France, le succès est synonyme de mauvais goût.

Même pas vrai ! dit Maurice Druon

HamburgerMême pas vrai ! rétorquait cette semaine la « Une » des pages culture du Figaro. L’écrivain Maurice Druon parle d’attaque perfide, car elle prend le ton de la déploration. « L’auteur de l’article a l’esprit complètement faux et confond, comme la plupart de son public, culture et divertissement. La culture n’est pas déterminée par le box-office de la semaine. La culture s’exerce sur la durée. Sartre et Malraux sont encore nos contemporains. » Le quotidien français reconnaît quand même que la littérature française est peu traduite. « Mais l’exportation est-il le seul critère de valeur d’une œuvre? Sûrement pas. Patrick Modiano, Michel Déon, J.MG. Le Clézio ou François Nourissier sont des auteurs assez peu traduits. »

Umberto Eco écrit de gauche à droite

Umberto EcoScoop : l’auteur du « Nom de la rose » écrit de gauche à droite. C’est ce qu’il confie à Lire, quand on lui demande si sa méthode d'écriture change selon qu’il écrit un essai ou un roman. « Dans les deux cas, j’écris de gauche à droite. » En fait, l’auteur refuse d’analyser sa manière d’écrire. « Avoir analysé les textes des autres vous offre un tas d’instruments pour écrire vous-même, cela vous enseigne les ruses que tout écrivain doit connaître. Mais s’analyser soi-même c’est dangereux. Ca casse toutes les certitudes. » Eco fait aussi l’éloge de la fiction : « J’ai toujours pensé que dans un roman, c’est l’histoire qui comptait, c’est-à-dire la structure d’un monde. Le style, c’est comme l’intendance : ça suit. Il n’y a que les mauvais romanciers pour croire qu’un livre est avant tout une question de style. »

Alexakis fait de la politique

Vassilis AlexakisCertains ne se mouillent pas, d’autres plongent ! Dans Le Monde des livres, l’écrivain grec immigré en France, Vassilis Alexakis, lauréat du prix de l’académie française, s’insurge contre la création d’un ministère de l’immigration et de l’identité nationale. « Il est d’autant plus difficile de saisir une identité qu’elle évolue sans cesse. Elle tient compte de chaque nouvelle rencontre que nous faisons, elle enregistre tous nos déplacements. Définir une personne, cela revient à réduire un roman à sa quatrième de couverture, une vie à une épitaphe. »

Nous sommes tous des primates !

Petit singeFameuse révélation, dans l’Obs : un scientifique avance que, puisque l’écriture ne date que de 5.400 ans, le cerveau n’a pu évoluer pour nous permettre de lire. « Nos gênes n’ont pas évolué pour nous permettre de lire. Notre cerveau fait du neuf avec du vieux. » En fait, le lecture fait appel aux zones cervicales de reconnaissance des objets. Quand nous lisons, les zones cervicales sollicitées sont voisines de celles qui reconnaissent… les maisons et les objets ! Moralité : restons modestes !

Ne grimpez pas aux arbres et à dimanche prochain pour une nouvelle revue de presse littéraire !