Une vraie ParisienneGilles Martin-Chauffier, rédacteur en chef à Paris Match, livre une cinglante esquisse des premiers. Dans « Une vraie Parisienne » (Grasset), il donne la vie à Agnès de Courroye, parigote pure et dure. L’héroïne « cultive un fuyant ménage d’élégance sobre et d’obsession secrète de l’argent, d’indifférence feinte et de calculs amoureux sans scrupule, de foi dans la littérature et de compromissions dans le monde vulgaire des people », écrit le Figaro Littéraire. Notre Agnès va s’éprendre d’un Américain, qui n’est pas tendre avec la ville qui l’accueille. Cela donne : « Il y a cent fois plus d’intellectuels, de savants, de chercheurs et d’artistes inventifs à New York que dans votre capitale vermoulue ». Ou encore : « Aimer la France parce qu’elle a été superbe autrefois, c’est comme baiser une vieille parce qu’elle a été jeune ». Un livre qui a également amusé L’Express. « C’est, pour tout dire, rafraîchissant en ces temps de campagne électorale ».

Carrère exemplaire

Emmanuel CarèreJe vous parlais dans une récente revue de presse de la sortie du dernier roman d’Emmanuel Carrère, « Un roman russe ». Le battage médiatique dont il a bénéficié, doublé, semble-t-il, de sa qualité, en font l’événement de ce printemps littéraire, qui tutoie déjà les 100.000 exemplaires. Et l’enthousiasme de la presse ne faiblit pas. « Il s’impose comme une évidence, un défi au sens commun relevé avec un incroyable aplomb. Le chef d’œuvre, à ce jour, d’un auteur qui n’est pas avare de son talent », écrit le quotidien belge Le Soir. Le Soir a également demandé à l’éditeur de Carrère, Paul Otchakovsky-Laurens s’il n’aimerait pas que Carrère soit plus prolifique. « Je ne me vois pas le presser, le bousculer, j’aurais trop peur d’altérer nos rapports, d’une part, et de l’autre de perturber le processus qui l’amène à écrire ce qu’il écrit. » Sympa l’éditeur.

Les 1001 livres à lire avant de mourir

Les 1001 livres...Parmi les « 1001 livres qu’il faut avoir lus dans sa vie », combien en avez-vous dévoré ? Vous le saurez en parcourant cet ouvrage qui vient de sortir chez Flammarion. On y trouve, donc, une proposition de bibliothèque idéale, dont les romans sont classés par ordre chronologique. « On démarre en 850, avec les "Mille et une nuits" et on s’arête en 2005, avec "L’arpenteur", de l’Allemand Daniel Kehlmann », écrit Le Soir. En vrac, on y trouve aussi « Histoire d’O », de Pauline Réage, « Les hauts de Hurlevent », d’Emily Brontë, Les « trois Mousquetaires », d’Alexandre Dumas et « Stupeur et tremblements » d’Amélie Nothomb. La critique est enthousiaste, mais L’Express met un bémol : « Un seul titre français a été retenu dans la partie cansacrée au XXIème siècle, "Plateforme" de Michel Houellebecq, paru en 2001. Voilà bien la dure loi des sélections, fort peu naturelles en matière de culture ».

Ils sont fous, ces Anglais

PoissonPour terminer, voici un livre un peu fou, « Fish who answer the telephone and other bizarre books », que l’on trouve ces jours-ci dans les librairies britanniques. Il s’agit d’un catalogue dans lequel on trouve quelque mille titres d’ouvrages publiés en Angleterre depuis 150 ans. « On y trouve, pêle-mêle "Poissons qui répondent au téléphone", édité en 1937, "La longévité des cafards privés de nourriture" (1957) ou encore un guide pratique "Pour comprendre sa tortue" (1980) », s’amuse le Figaro littéraire, qui recense aussi « Trente ans avec des bananes » (1993) ou encore le très sérieux « Comment dessiner une ligne droite » (1877). Non, vraiment, ces gens-là ne sont pas comme nous.

Bonne semaine littéraire et à la semaine prochaine pour une nouvelle revue de presse !